Troubles de l’érection: et s’il était question de gène ?

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Des chercheurs américains viennent d’identifier une variation génétique comme étant en partie responsable des troubles de l’érection que peuvent rencontrer les hommes après 40 ans. Cette trouvaille, serait-elle propice à l’espoir d’un nouveau traitement ?

Passé 40 ans, 1 homme sur 3 souffrirait de troubles de l’érection. Et jusqu’alors, nous avions tendance à mettre de dysfonctionnement sur le compte du surpoids, tabagisme ou problèmes hormonaux. Pourtant, le 8 octobre dernier, une étude vient tout remettre en question. Selon la découverte de chercheurs américains de l’Université de Harvard (publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences), les troubles de l’érection pourraient être causés par une variation génétique. Quelques précisions.

Jusqu’à 59 % de risques supplémentaires

Pour les besoins de leur étude, les chercheurs ont analysé les données de 36 649 patients californiens. Les résultats sont unanimes : une variation génétique est liée à la dysfonction érectile sur la chaîne de l’ADN humain. Certains hommes auraient en effet une copie d’un gène muté dans leur ADN. Il  génèrerait 26 % de risques supplémentaire de présenter des troubles de l’érection, si l’on compare au reste de la population. Et si ces patients possèdent deux de ses gènes, le risque peut même augmenter de 59 % ! Une seconde base de données au Royaume-Uni est venue confirmer ce résultat.

Un traitement à l’ordre du jour ?

En ciblant le gène responsable, un traitement semble envisageable d’après les propos d’Eric Jorgenson, le principal auteur de l’enquête. « Les traitements disponibles contre la dysfonction érectile ne fonctionnent pas chez environ la moitié des hommes traités. Si l’on arrivait à développer de nouveaux traitements qui ciblent cette variation génétique, nous pourrions aider ces patients ».