Octobre Rose : encore trop d’idées reçues sur les cancers féminins

. 3 minute lire

Afin de sensibiliser la population aux enjeux de la prévention, Andréa Mutuelle dévoile les chiffres clés de son étude. En ce mois d’Octobre Rose, les nombreuses idées reçues résonnent encore auprès des Français. Le moment de faire le point sur les cancers féminins.

Avec plus de 50 000 cas par an en France, le cancer du sein est le plus répandu des cancers féminins. Rien d’étonnant alors, s’il est le plus cité par les Français invités à se prononcer sur les cancers féminins qu’ils connaissent. Selon le sondage Odoxa réalisé pour Andréa Mutuelle, 91 % des sondés citent le cancer du sein lorsqu’on leur demande d’énumérer les cancers féminins. En revanche, seul 1 Français sur 5 évoque le cancer des ovaires, alors que près de 5000 cas sont dépistés chaque année. Il s’agit pourtant du 4èmecancer le plus meurtrier chez la femme. Et par-dessus tout, le cancer du col de l’utérus, souvent confondu avec celui de l’utérus, n’est cité que par 12 % des Français. Enfin, lorsqu’on parle de cancers féminins, les idées reçues fusent… La population semble encore trop peu informée si l’on en croit les sondages. Octobre Rose s’avère être le moment propice à quelques mises au point.

« Le cancer du sein ne se transmet que de mère en fille »

Lorsque l’on interroge les Français, 25 % d’entre eux prétendent que le cancer du sein ne se transmet que de mère en fille. En réalité, seuls 10 % des cancers sont liés à des prédispositions génétiques et 40 % sont causés par des facteurs liés aux modes de vie (tabac, alcool, alimentation..). De plus, 46 % des Français pensent encore que le cancer du sein ne touche que les femmes. Bien que très rare, le cancer du sein peut aussi survenir chez l’homme.

« Sport et cancer ne font pas bon ménage »

Près de 15 % des personnes interrogées recommanderaient aux personnes atteintes d’un cancer de pratiquer une activité sportive. Et pourtant ! Il est vivement préconisé de faire du sport quotidiennement pour prévenir la maladie et aussi pour guérir. Les bénéfices d’un effort physique se mesurent avant et après le traitement d’un cancer.

« Les régimes restrictifs sont bénéfiques sur le cancer »

C’est faux. Les bénéfices n’ont jamais été démontrés. Si le jeûne à visée « thérapeutique » est en vogue, c’est une pratique dont les « bienfaits » ne sont pas scientifiquement avérés. De plus, elles comportent des risques. Alors qu’une alimentation équilibrée et diversifiée prévient des risques liés aux cancers.

« Le vaccin HPV provoque la sclérose en plaques »

C’est évidemment faux. En 2015, l’ANSM avait mené une étude auprès de 2 millions d’adolescentes. L’idée était de démontrer que le vaccin HPV contre les papillomavirus (responsables du cancer du col de l’utérus) n’entraîne aucune augmentation du risque de développer une maladie auto-immune. Et en 2017, l’OMS n’a toujours pas relevé d’effet indésirable lié à ce vaccin. Pourtant, en France, il jouit encore d’une mauvaise réputation : la couverture vaccinale avoisine les 20 %.

« Le frottis est inutile une fois ménopausée »

Une idée reçue qui incite les professionnels à poursuivre leurs actions en faveur de la sensibilisation au dépistage. Grâce au frottis endo-cervical, le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par deux. Même si vous êtes vaccinée contre le HPV, le frottis doit se faire tous les 3 ans, de 25 à 65 ans. Ce dépistage concerne ainsi toutes les femmes, même si elles n’ont plus de rapports sexuels. Le risque est présent jusqu’à 65 ans.

Quant à la mammographie, elle constitue le meilleur moyen de dépister le cancer du sein. Elle est proposée en France à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans.

« On ne guérit jamais d’un cancer »

Si cette idée reçue persiste, elle est de plus en plus fausse. Dépisté à un stade précoce, le cancer peut désormais être guéri dans 9 cas sur 10.

Le dépistage, pris au sérieux par les Françaises

Bonne nouvelle : si les idées reçues foisonnent, les Françaises semblent suivre les recommandations en matière de dépistage selon les résultats de l’étude Odoxa. 78 % des femmes concernées font un frottis au moins tous les 3 ans (comme le recommande l’OMS). Côté mammographie, 77 % des femmes sondées de plus de 50 ans la pratique une fois tous les deux ans au minimum.

Plus d’informations sur www.odoxa.fr