Mon enfant est accro au sucre, comment l'aider ?

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L’ennemi juré numéro un des parents ? Le sucre ! Et pourtant, le sucre n’est pas forcément à bannir totalement des assiettes de nos bambins. Ses excès en revanche, oui. Comment ? Les conseils de Florence Pujol, diététicienne-nutritionniste, spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire et auteure de « je mange et je suis bien » (éd. PUF).

« Un enfant doit être en mesure de laisser sa glace fondre sans la finir s’il n’a plus faim ou plus envie », prévient d’emblée Florence Pujol. De la même façon, un enfant doit savoir s’arrêter après 3 gâteaux, faire passer le jeu avant la nourriture, ne pas avoir une relation compulsive avec la nourriture en général et le sucre en particulier. Mais avant d’en arriver là, on peut suivre ses 5 conseils pour que le sucre ne deviennent pas un problème à la maison.  

1/ On autorise sucre !

« L’interdiction va engendrer un désir et créer une grande frustration chez l’enfant, explique la diététicienne. Il aura encore plus envie de manger sucré et cela peut même tourner à l’obsession. D’ailleurs les enfants qui ont un comportement compulsif avec le sucre sont souvent des enfants à qui on interdit ou à qui on répète sans arrêt que le sucre est mauvais. Il ne faut pas oublier que le sucre est la première saveur que l’on découvre à la naissance. Cette appétence pour le sucre est profondément ancrée chez l’humain ». Finalement, en ayant des sucreries chez soi et en limitant les interdits, on finit par créer du désintéressement chez l’enfant.

2/ On explique

Pourquoi il ne faut pas manger de sucre juste avant de se coucher ? Parce que cela favorise les caries (on peut même s’aider de dessins montrant les caries). Pourquoi il ne faut mas manger uniquement des bonbons ? Parce que l’on a besoin de vrais aliments pour avoir de la force, courir, nager, sauter, etc. Il faut vraiment essayer de sortir du discours culpabilisant : « tu ne manges pas de sucre parce que c’est mauvais pour la santé » , « tu vas grossir », « fais attention »… Le discours doit être positif.

3/ On favorise l’éveil au goût

Proposer des aliments variés et colorés, stimuler les envies de découverte… voilà à quoi correspond l’éveil au goût. Et cela peut même passer par les bonbons ! « Vers 5/6 ans, les bonbons – notamment les bonbons que l’on trouve dans le commerce aujourd’hui, peuvent jouer un rôle important contre la néophobie alimentaire en aidant à la découverte de nouveaux goûts (hyper acidité, hyper pétillance), » note encore la spécialiste.

4/ On relie « bonbon » avec la « fête »

Une fête s’accompagne de bonbons, n’est-ce pas ? Alors avec Halloween qui approche, on n’hésite pas à proposer différentes variétés et des saladiers bien remplis ! Même chose pour les jus de fruits que l’on propose dans les fêtes mais qui n’ont pas leur place sur au quotidien sur la table du repas. En dehors des occasions, pas d’abondance en revanche.

5/ On compose intelligemment petit déjeuner et goûter

On peut tout à fait proposer du salé au petit déjeuner et au goûter (œufs, fromage…) ou mixer salé et sucré. Si votre enfant adore les céréales, ne le privez pas, mais placez un seul paquet sur la table et proposez aussi du pain avec du beurre. De plus, on varie les sources de sucre. Miel, sucre roux, confiture et surtout fruits sont des alternatives intéressantes au sucre blanc.

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