Méningite de l’enfant : ¼ des décès pourront être évités grâce au nouveau calendrier vaccinal

. 2 minute lire

Alors que le nouveau calendrier vaccinal est entré en vigueur en 2018, 11 vaccins sont désormais obligatoires. Une réforme qui agite et divise les Français. Pourtant, une étude menée par l’Inserm, parue récemment, démontre que les vaccins pourront éviter de nombreux décès provoqués par la méningite.

Alors que 11 vaccins sont devenus désormais obligatoires (au lieu de 3 jusqu’alors), une partie des Français ne cachent pas leur réticence face à cette réforme. De leur côté, des chercheurs de l’Inserm ainsi que des pédiatres viennent démontrer l’importance de la vaccination avec des chiffres édifiants. Les résultats de leurs recherches, parus dans la revue Paediatric and Perinatal Epidemiology, indiquent que sur une période de 5 ans, 25 % des décès et 25 % des séquelles graves survenues chez des enfants (notamment par la méningite) auraient pu être évitées avec le calendrier vaccinal.

Seuls 39 % des enfants correctement vaccinés

« Les infections bactériennes sont courantes et sont majoritairement combattues efficacement par les défenses naturelles de l’organisme, rappelle l’Inserm dans un communiqué. Néanmoins, les enfants constituent une population vulnérable face à certaines infections bactériennes sévères (méningite, purpura fulminans, choc septique…) qui peuvent être responsables de séquelles graves voire du décès de l’enfant ». Des vaccins contre les bactéries responsables de ces infections existent (vaccins anti-pneumocoque et anti-méningocoque C) et auraient pu sauver ¼ des enfants décédés suite à ce type de pathologie. Pourtant, la défiance vis-à-vis des nouvelles mesures vaccinales ne cesse de s’accentuer en France. On retrouve alors de nombreux enfants exposés à des maladies graves, comme la méningite, à cause d’une vaccination incomplète. D’après l’Inserm, seul 39 % des enfants étaient correctement vaccinés contre ces bactéries, au moment de leur étude. 61 % avaient donc une vaccination incomplète, voire inexistante.

Les enfants de plus de 2 ans, les plus concernés par les décès dus à la méningite

Aujourd’hui, les vaccins anti-pneumocoque et anti-méningocoque C font partie des vaccins obligatoires, et ce, depuis le 1er janvier 2018. La plupart des décès liés à la méningite ont concerné des enfants de plus de 2 ans qui n’avaient pas eu le rattrapage de vaccin. Actuellement, ces derniers ne sont plus dans l’obligation de se faire vacciner, mais il est essentiel de leur appliquer les mesures actuelles de rattrapage. Selon les chercheurs de l’Inserm, la mortalité liée aux infections bactériennes pourrait être réduite d’un quart par une simple mise en œuvre du programme vaccinal français. Il est donc fondamental de lutter contre cette défiance vis-à-vis de la réforme des vaccins, pour se rendre compte de leurs effets bénéfiques.

Rappel des vaccins obligatoires

En plus des 3 vaccins actuellement obligatoires, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, s’ajoutent : l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites), le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites).