Maladie du « foie gras » : comment prévenir le risque

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Cette maladie moderne survient par un excès de graisse dans le foie. Si elle touche 70 à 80 % des personnes obèses ou diabétiques, selon l’Inserm, elle n’épargne pas le reste de la population. Consommation excessive d’alcool, alimentation calorique, sucre à forte dose… Les causes  du syndrome du foie gras sont multiples. Nos recommandations pour réduire le risque.

L’accumulation de graisses dans le foie peut conduire à une insuffisance hépatique. La stéatose hépatique non-alcoolique (NASH) est une maladie dégénérative du foie qui empêche votre organisme de filtrer les toxines. Cette pathologie touche particulièrement les pays industrialisés et les cas en France se multiplient d’année en année. 1 personne sur 5 serait désormais concernée dans notre population selon l’AFP. La cause ? Notre mode de vie moderne propice aux excès d’alcool et à une alimentation grasse. Pour la première fois en 2018, une journée internationale lui a été consacrée (12 juin), tant l’enjeu devient important. Selon l’Inserm, il n’existe, à ce jour, pas de médicament pour combattre ce mal moderne. Les seules solutions pour prévenir les risques ? Contrôler son régime alimentaire. Dans les cas les plus graves, la maladie du foie gras implique une greffe du foie.

Un dépistage précoce

Un dépistage est fortement recommandé pour les individus, dits, à risques. Sont concernés les diabétiques de type 2, les personnes en surpoids et souffrant de problèmes cardiovasculaires. Ils sont ainsi plus susceptibles de développer la maladie du foie gras. La NASH évolue silencieusement et peut provoquer des troubles non liés au foie. Cette pathologie peut conduire à des accidents cardiovasculaires ou des cancers, car les patients la décèlent souvent trop tard. Un dépistage précoce est donc primordial si vous présentez les facteurs de risque. La biopsie du foie est une méthode fiable et des tests sanguins sont actuellement en cours de développement. Malheureusement, aucun traitement n’existe à l’heure actuelle. Pour limiter la propagation des lésions sur le foie, les patients sont donc encouragés à éliminer tous facteurs de risque en modifiant leur mode de vie. Il s’agira de reprendre une activité physique par exemple, et avant tout d’adopter un régime alimentaire plus équilibré.

Un plein de magnésium

Un déficit en magnésium est directement associé à la maladie du foie gras, semble-t-il. D’après une enquête dévoilée récemment par une journaliste scientifique au sein du journal La Nutrition,  les taux sanguins de magnésium sont plus faibles chez les personnes souffrant de NASH. Pourtant, ce minéral est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Un déficit en magnésium peut entraîner un insulino-résistance et conduire à un diabète. Le manque de magnésium est, en effet, très souvent associé aux maladies du foie. Offrez-lui une place dans votre régime équilibré. Il réduira de 30 % le risque de souffrir du foie gras. Toute augmentation d’apports en magnésium de 100 mg réduirait de 49 % le risque de mourir d’une maladie du foie. On mise alors sur les légumes verts, les céréales complètes, les fruits oléagineux, les légumes secs et le chocolat… Ils n’ont plus à prouver leur teneur en magnésium !