Incontinence urinaire : oui, des solutions existent !

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Une crise de fou rire, un sac un peu lourd, un instant à chahuter sur le trampoline… Il n’en faut pas plus pour certaines avant de sentir cette petite fuite venant pourrir leur journée ! C’est un fait : 1 femme sur 10 souffre d’incontinence urinaire. Et la majorité n’ose pas en parler. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Les solutions concrètes (autres que les protections absorbantes ! ).

Le périnée est mis à rude épreuve au cours de la vie d’une femme. Les rapports sexuels, les éventuelles grossesses et accouchements, la ménopause… Tous ces facteurs conduisent à la perte de la force musculaire du périnée. Conséquences : des fuites de plus en plus abondantes, une vie sexuelle impactée, et surtout, un malaise. Si en France, l’incontinence urinaire concerne 3 millions de femmes, 66 % des personnes considèrent ce sujet comme tabou et plus de la moitié reconnaît ne pas oser en parler avec son médecin. Malheureusement, pour rééduquer le périnée, les solutions sont souvent synonymes de contraintes, qu’il s’agisse de son organisation personnelle ou de la maîtrise du traitement. On pense notamment à la rééducation en cabinet chez son kinésithérapeute ou l’électrostimulation, pratiquée à domicile. Pourtant, d’autres alternatives ont vu le jour. Aperçu.

La rééducation après l’accouchement

« Après l’accouchement, le périnée a parfois du mal à retrouver sa tonicité », affirme Sylvie Billecocq, masseuse-kinésithérapeute. Selon elle, toutes les femmes ne sont pas concernées, mais les jeunes mamans souffrant d’incontinence urinaire se verront suivre un processus d’auto entraînement à domicile combiné à des séances en cabinet. « La rééducation commence à partir du 2ème mois, ajoute la spécialiste. En revanche, face à des symptômes importants, elle interviendra plus tôt pour accélérer la récupération ». Ces derniers peuvent être multiples : fuites abondantes, douleurs, rapports sexuels douloureux ou encore absence de sensation.

La rééducation après la ménopause

« La ménopause s’accompagne d’une perte musculaire qui n’épargne pas la musculature périnéale, explique Odile Bagot, gynécologue-obstétricienne. Plusieurs facteurs se combinent et favorisent les fuites : la perte musculaire, mais aussi la carence oestrogénique due à l’âge. Le manque d’œstrogène rend la vessie plus irritable, plus instable et sensible à l’infection ».  Au-delà de 75 ans, 9 femmes sur 10 sont concernées. La plupart déclarent que ces troubles urinaires viennent entraver leur vie quotidienne, familiale et sociale. Aujourd’hui, l’incontinence urinaire peut être source d’isolement, de repli sur soi et est aujourd’hui la troisième cause d’entrée dans une institution pour personnes âgées.

Quelques solutions pour lutter contre l’incontinence urinaire

La sonde périnéale connectée : Parmi les dernières, la sonde Emy by Fizimed (dispositif médical breveté) permet de rééduquer son périnée par contractions volontaires, à son rythme, de son domicile. Connecté via Bluetooth à son application Smartphone, Emy permet aux utilisatrices de visualiser les contractions via les capteurs de la sonde. Chaque femme pourra ainsi sélectionner à sa guise le programme adapté et profiter d’un suivi personnalisé tout en observant ses progressions au fil du temps. Le plus ? Son confort lors de l'utilisation.  Plus d’infos sur fizimed.com

Le dispositif intra-vaginal : Appliqué comme un tampon, il a un effet de levier et viendra soutenir la vessie. Efficace notamment avant une activité sportive, « sa place est néanmoins encore incertaine dans l’arsenal thérapeutique », précise le Dr Denis Savary (membre du collège de gynécologie de Bordeaux et du Sud-ouest) dans un communiqué.

Le short connecté : Des électrodes sont intégrées dans le short, de façon à stimuler les nerfs des muscles pelviens. Parmi les dernières innovations, le short Inovo permet des séances de 30 minutes avec 180 contractions du périnée. Il va consolider les muscles périnéaux. Ce dispositif médical bénéficie d’une prise en charge par la sécurité sociale. Plus d’infos sur restorethefloor.com

Le traitement médicamenteux : Les médecins peuvent prescrire des anticholinergique, des médicaments qui agissent directement sur le muscle vésical et diminue les contractions. Ils entraînent une réduction de la pression intérieure de la vessie.

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