« Dry january » : et si on relevait le défi d’un mois sans alcool ?

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Et si on passait un mois en toute sobriété après les excès de fin d’année ? Le « dry january », un concept né en Angleterre fait de plus en plus d’adeptes en France. Mettre son foie au repos n’a pas que des bienfaits à court terme, semble-t-il.

Un mois d’abstinence pour huit mois de bienfaits. Cette initiative britannique a vu le jour en 2015 et est connue sous le nom de « Dry January » (janvier sobre, ndlr). Chaque année, ce sevrage rencontre un franc succès et aujourd’hui, il traverse même les frontières puisque de nombreux Français semblent l’adopter. Après les fêtes de fin d’année, relever le défi d’un mois sans alcool promet de multiples bienfaits pour notre santé. Et ce, même si vous faites partie de ceux qui craquent avant le 15 ! Quelques précisions.

Meilleure qualité de vie

En 2017, 5 millions de Britanniques se sont prêtés au jeu. Et depuis, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur. Selon une étude menée auprès de 800 participants par le Dr Richard de Visser (psychologue à l’Université de Sussex), s’abstenir pendant les 31 premiers jours de l’année pourrait améliorer notre état de santé général. Meilleure concentration, qualité du sommeil…et un sentiment de satisfaction en prime. « Dry january » nous fait partir du bon pied pour affronter la nouvelle année.

Perte de poids

Qui n’a jamais entendu dire « j’ai arrêté l’alcool et j’ai fondu ! » ? Ce n’est pas un mythe. Les volontaires qui se sont lancés au défi ont vu la graisse présente dans leur foie se réduire de 15 %, selon l’étude. En effet, en moyenne, une perte de poids de 1,5 kg en moyenne a été notifiée à l’issue de ce « dry january ». L’explication ? La quantité de sucre présente dans l’alcool. En tête de liste, les alcools forts, connus pour être particulièrement riches en calories. Consommer de l’alcool tous les jours augmente donc fortement notre ration calorique.

Moins d’alcool sur le long terme

L’un des principaux résultats concerne la consommation globale d’alcool jusqu’à près de 8 mois après le « dry january ». En moyenne, les participants buvaient un jour de moins par semaine et témoignaient d’une consommation d’alcool hebdomadaire en baisse. Selon leurs déclarations, le nombre de verres bus chaque semaine est passé de 4,3 à 3,3. « Le simple fait de passer un mois sans alcool aide les gens à boire moins sur le long terme », relate le Dr Richard Visser.

…Même pour ceux qui ne font qu’essayer

Nous ne sommes pas tous égaux face à la tentation. Qui peut se vanter de résister à une petite soirée arrosée entre collègues pour se détendre ou à nos (ex)rituels du vendredi soir avec les voisins. L’alcool est très ancré dans nos mœurs en France et passer outre peut être parfois difficile. Sachez toutefois que, même si vous veniez à échouer à ce challenge, vous percevrez quand même des effets positifs. Le simple fait de limiter sa consommation quelques jours saura vous sensibiliser sur les conséquences de l’excès d’alcool. « Les changements positifs liés à l’arrêt de l’alcool ont été perçus également par ceux qui n’ont pas réussi à tenir le mois entier sans alcool, même si les bénéfices sont un peu moins importants. Il y a un vrai intérêt à, ne serait-ce, qu’essayer de passer un mois sans boire », conclue le psychologue à l’issue de l’étude.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire les trois prochaines semaines ?...