Dépression : comment aider un proche?

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Triste et inconsolable, fatigué, en perte de repères… Un de vos proches souffre visiblement de dépression. Quelle attitude adopter pour le soutenir et l’accompagner ? On vous donne quelques clefs pour y parvenir.

Une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à plus de 300 millions le nombre de personnes dépressives chaque année. Même si elle touche majoritairement les femmes, cette maladie peut donc concerner chacun d’entre nous. Et les enfants ne sont malheureusement pas épargnés.

La dépression est une maladie à prendre au sérieux

Banaliser ou sous-estimer l’état de souffrance dans lequel est plongé votre proche est la première erreur à ne pas commettre. Vous ne demanderiez pas à quelqu’un qui a la grippe d’arrêter d’avoir de la fièvre ? C’est pareil pour une personne atteinte de dépression. « Ressaisis-toi », « Lève-toi plus tôt » : ces reproches et injonctions sont inappropriés et contre-productifs. Ils risquent de conforter le sentiment de mal-être et d’impuissance du malade et pourraient avoir des effets dévastateurs. Comprenez bien que la dépression n’est pas un simple petit « passage à vide » mais une véritable maladie qui doit être traitée comme telle.

Savoir reconnaître la dépression

Comme toute maladie, on y associe une symptomatologie. Même s’il est parfois difficile de la circonscrire et de la distinguer d’un état de découragement passager, la dépression se traduit par des signes caractéristiques qui doivent vous alerter. En ce sens, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit ce mal comme « un trouble mental courant, caractérisé par la tristesse, la perte d'intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de faible estime de soi, des troubles du sommeil ou de l'appétit, d'une sensation de fatigue et d'un manque de concentration. Elle peut être de longue durée ou récurrente, et porte essentiellement atteinte à la capacité des personnes à fonctionner au travail ou à l'école, ou à gérer les situations de la vie quotidienne ». Si vous observez certains de ces symptômes, votre proche doit impérativement consulter un psychologue ou un psychiatre. Vous pouvez l’accompagner dans cette prise en charge médicale.

Le pouvoir d’un entourage positif qui sait rester à bonne distance

Être bienveillant sans être étouffant, proposer de l’aide sans être trop maternel, motiver son être cher sans le brusquer… La frontière est subtile et il n’est pas toujours évident de trouver sa place. Alors dites-vous que votre rôle se limite à l’accompagner de la manière la plus positive qui soit. Vous pouvez aussi le rassurer en lui rappelant que la dépression est une maladie qui touche beaucoup de monde et qu’on peut en sortir avec de l’aide et du temps. Il doit se sentir compris pour être en confiance et avoir envie de se livrer à vous. Mais armez-vous de patience : la dépression plonge souvent le malade dans le ressassement. Il reste généralement hermétique à vos tentatives d’apaisement. Ceci dit, sachez que contrairement aux apparences, il est sensible à l’aide que vous lui apportez.

Ne pas se perdre en chemin

Prise en charge et traitement de la dépression s’inscrivent dans la durée. Pendant toute cette période, vous partagerez la souffrance et les états d’âme de votre être cher. Il est donc essentiel de vous préserver de l’usure et du découragement. Prenez le temps de souffler et continuez à vivre pour vous en pratiquant des activités qui vous procurent du plaisir. En cas de besoin, n’hésitez pas à vous tourner vers des associations spécialisées ou des professionnels de santé qui pourront vous écouter et vous aider.

Plus d’informations sur le site info-depression.fr (un site d’information développé par l’Inpes et le Ministère de la Santé) et france-depression.org