Comment savoir si je suis alcoolique ?

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Consommer de l’alcool est synonyme de convivialité, de plaisir et de fête. Mais ça peut rapidement devenir un problème quand on se met à boire trop et trop souvent, sans plus être maître de sa consommation. Si vous vous posez des questions, certains points vous aideront à détecter un éventuel problème avec l’alcool.

Avec les campagnes menées par le Ministère de la Santé, on entend souvent parler d’alcoolisme, sans réellement savoir ce que cela signifie. Pourtant, il peut toucher tout le monde, à tout âge, et toute catégorie socio-professionnelle. L’alcoolisme tue plus que le sida, la tuberculose et les actes de violence réunis (selon l'Organisation mondiale de la Santé dans un rapport paru en septembre dernier). En général, il faut du temps pour accepter qu’on puisse être dépendant – souvent, on se dit « je peux facilement arrêter… quand je le voudrai ».  Or, l’alcool est tellement entré dans les mœurs que l’on a du mal à le vouloir avant qu’un drame n’arrive.

Il est facile de basculer dans la dépendance

Il est important de contrôler sa consommation si on est amateur d’alcool, pour ne pas basculer dans l’alcoolo-dépendance. D'après une récente étude anglaise, l'idéal serait de ne pas dépasser un demi-verre de bistrot/jour - soit 5 g d'alcool pur - pour garder le contrôle. L’alcoolémie se traduit par l’incapacité à se retenir de boire, malgré les dommages que cela engendre sur la santé et les relations sociales. Si, lorsque vous buvez, vous ne pouvez plus vous arrêter, cela signifie que vous n’êtes plus (sur le moment au moins) maître de votre consommation. Il s’agit d’une maladie à ne pas ignorer, qui nécessite un traitement et une prise en charge médicale, psychologique et sociale.

Des symptômes de manques

Cette dépendance se manifeste à travers des symptômes physiques de manque quand vous ne consommez pas (tremblements, sueurs, crises de tachycardie, hypertension, nausées, vomissements), mais elle est aussi psychologique, au point de ne plus arriver à vivre sans l’alcool. Bien sûr, certaines personnes sont plus sujettes à l’alcoolisme : celles qui manquent de confiance, qui ont des difficultés relationnelles ou matérielles, un sentiment de solitude, d’ennui ou d’échec, voir des tendances dépressives. Certaines remarques de votre entourage peuvent vous permettre d’ouvrir les yeux et de vous poser les bonnes questions : « Est-ce que je bois trop, ou trop souvent ?», « Mon comportement me nuit-il quand je suis sous l’effet de l’alcool ? ».

Faites le test !

Il existe un test de dix questions, développé par l'Organisation Mondiale de la Santé : L'Alcohol use disorders Identification Test (AUDIT) qui vise à déterminer si une personne risque de développer des problèmes d'abus d'alcool. Il a été validé dans une étude de patients provenant de six pays. Les premières questions mesurent la fréquence de consommation, puis la dépendance et enfin les dernières mesurent les problèmes liés à l'alcool. Le tout donne une note qui peut aller jusqu’à 40. On dit qu’à partir de 8 chez les hommes (7 chez les femmes), la personne a une forte probabilité de consommer de l’alcool de manière dangereuse ou nuisible – et à 20, il est quasiment certain que la personne est dépendante.

Plus d’infos sur alcool-info-service.fr (numéro vert : 0 980 980 930)