Comment éviter les infections urinaires à répétition ?

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L’infection urinaire est provoquée par la présence de bactéries dans les urines. Ces dernières peuvent aussi atteindre les reins, l’urètre, la vessie ou la prostate. Appelées aussi cystites, les infections urinaires sont dîtes récidivantes au-delà de 3 crises par an. Comment les traiter ? Et surtout comment les éviter ? Voici quelques pistes.

La plupart du temps bénigne, l’infection urinaire touche particulièrement les femmes entre 20 et 50 ans. Les hommes, en principe, sont touchés plus tardivement. En cause, la survenue de troubles de la prostate. Au-delà de 3 crises de cystites par an, on parle d’infections récidivantes. Ni grave, ni menaçante, l’infection s’avère néanmoins très contraignante au quotidien. S’il n’existe pas de solution radicale pour faire cesser les nombreuses crises, il existe des moyens pour les prévenir ou vous soulager. Pour commencer, la première chose à faire en cas d’infection, est de consulter votre médecin afin de la traiter rapidement. « Mal soignées, elles peuvent être le point de départ d’une infection urinaire haute dite pyélonéphrite, une infection des reins », détaille le Dr Manuel, médecin généraliste, dans différents médias.

Comment reconnaître une infection urinaire ?

L’origine exacte des infections urinaires à répétition n’est, à ce jour, pas clairement élucidée. En revanche, des symptômes désormais connus par le corps médical, surviennent. On observe : des envies fréquentes d’uriner, souvent en petite quantité, des douleurs lors de l’émission de l’urine, voire une sensation de brûlure, des urines troubles et malodorantes, une gêne au niveau du bas-ventre, et parfois, du sang dans les urines. Pour confirmer le diagnostic, un examen urologique est nécessaire. Ne laissez pas ses symptômes perdurer. « Une infection traînante ou accompagnée de fièvre et douleurs lombaires nécessite une consultation médicale rapide », alerte le Dr Manuel. Par ailleurs, une cystique survenant chez un enfant, un homme, ou une femme âgée est à prendre en charge le plus tôt possible, selon le généraliste.

Comment éviter les récidives d’infections urinaires ?

Trois niveaux d’actions sont possibles : les règles hygiéno-diététiques, les antibiotiques et les autres traitements.

C’est le volume d’urine qui est important : il permet un rinçage régulier de la vessie et de l’urètre. Et pour augmenter le niveau d’urine, une règle simple : s’hydrater beaucoup (1,5 litre par jour minimum). Et peu importe la nature du liquide. L’eau du robinet convient parfaitement. Par ailleurs, il convient de vider sa vessie dès que celle-ci se trouve pleine (toutes les 3 à 4 heures). Il est nocif de se retenir et d’urine peu : cela favorise la multiplication des germes dans l’urine. Les généralistes constatent aussi que l’arrivée des cystites coïncide avec les épisodes de constipation, même si aucune étude scientifique n’est venue confirmer cette causalité. Il semblerait, selon le médecin, qu’un bon transit intestinal régulier contribue à réduire le risque de cystites. Enfin, s’essuyer après chaque selle d’avant en arrière et non l’inverse évite aussi la contamination du vagin. Longtemps basé sur le bon sens, ce conseil a été confirmé maintes fois par de nombreuses publications médicales.

Si, malgré le respect de ces règles d’hygiène, les récidives persistent, votre médecin pourra vous administrer un traitement antibiotique. « Il s’agit d’un traitement à très faible dose et prolongé (6 à 12 mois), témoignait le Dr Jean-Pierre Mignard, chirurgien urologue. Les molécules les plus fréquemment utilisées sont la nitrofurantoïne et le cotrimoxazole ».

Enfin, parmi les autres traitements, cet urologue préconise le fruit de la canneberge. Ce dernier contient une substance particulière, la pro-anthocyanidine de type A, qui a la propriété d’empêcher la fixation de certaines bactéries sur la paroi de la vessie. « Il est utilisé avec succès dans la prévention des cystites à répétition. On le trouve en pharmacie et maintenant dans les grandes surfaces sous différentes formes (sirop, comprimé, sachet…) », ajoutait le spécialiste.

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