Comment arrêter de culpabiliser ?

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Et si la clé du bonheur était de moins culpabiliser ? Au travail, à la maison, en famille, entre amis… La culpabilité nous suit partout, et rend notre quotidien si pesant. Et si en cette nouvelle année, on décidait d’en finir avec ce sentiment toxique ? Vous verrez, c’est libérateur !

Penser positif, éduquer positif, manger sain, faire du sport… Pour Fabrice Midal, philosophe et écrivain, le développement personnel vire à la dictature. A travers son livre, Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre (éd. Flammarion), il nous montre à quel point les injonctions et notre sens exagéré du devoir prennent de l’ampleur dans notre vie et nous conduisent à culpabiliser pour tout et rien. On se sent perpétuellement en faute, on a l’impression de n’en faire jamais assez et parfois d’en faire trop. On culpabilise alors qu’on a 5 minutes de retard à un rendez-vous, on culpabilise d’avoir oublié l’anniversaire de notre meilleur ami, lorsqu’on craque pour un dessert, ou encore pour avoir laissé notre enfant une heure de plus devant la TV. Et lorsqu’on devient plus ferme avec ce dernier, on culpabilise…encore et toujours. « Nous nous torturons à intégrer des normes, des modèles qui ne nous correspondent pas. Nous nous torturons parce que nous voulons mieux faire et que nous estimons ne jamais bien faire. Nous nous torturons parce que nous sommes persuadés que les autres eux, savent bien faire », estime Fabrice Midal. Résultat : les humains sont vidés et craquent les uns après les autres. Son ultime remède pour venir à bout de notre culpabilité ? Se foutre la paix ! Aperçu.

Soyez réaliste sur vous-même

« Depuis tout petits, la plupart d’entre nous se comparent aux autres, pour avoir des points de repère, pour se situer. Dans la cour d’école, nous nous jaugeons pour savoir qui est le plus fort, perçoit Fabrice Midal. En classe, on nous encourage à comparer nos notes, nos mérites ». Selon le philosophe, se comparer est naturel chez l’être humain. Le problème, c’est l’injonction que nous subissons de manière croissante sous l’effet de notre société. « Soyez comme tout le monde, ne sortez pas du lot, mais en même temps, soyez différent ». A force de nous comparer aux autres, nous n’osons plus savoir qui nous sommes et ce que nous voulons vraiment. En étant réaliste sur vous-même, vous allez vous égarer à coup sûr, certes, mais cela va vous permettre de réussir. « En se foutant la paix, nous découvrons en nous des ressources que nous ne connaissons pas, des richesses dont nous ignorions l’existence et qui peuvent nous surprendre », ajoute Fabrice Midal.

Cessez d’endosser toutes les responsabilités

Vous n’êtes pas obligé de porter tous les malheurs du monde ! En cherchant à tout endosser, vous ne parvenez jamais à vos fins. Et c’est ce sentiment d’échec qui devient de la culpabilité. Acceptez de ne pas « sauver le monde » dans toutes les situations. Votre ado accumule les mauvaises notes en français ? Ce n’est pas vous, mais lui qui ne travaille pas assez. Votre moitié a déjà grillé sa résolution numéro 3 –arrêter la cigarette- ? Ce n’est pas de votre ressort. De nombreux éléments extérieurs viennent contrecarrer vos plans et ce n’est pas vous le responsable de tous les maux de la Terre.

Ne cherchez plus à être parfait

« La culture anglo-saxonne valorise les échecs et les inscrit dans les CV, partage encore le philosophe. Ils sont la preuve que nous avons essayé, même si nous n’avons pas réussi. Ils sont la démonstration que nous avons envie d’aller plus loin, d’embrasser la vie ». Dans notre société, nous voulons être parfaits parce que nous refusons l’échec. Nous le considérons comme une honte, une catastrophe à notre parcours qu’il soit professionnel ou sentimental. « Notre obsession de la perfection nous amène à exercer à l’égard de nous-même un harcèlement moral qui tomberait sous le coup de la loi, si nous l’appliquions à l’encontre d’un tiers !, assène Fabrice Midal. Se foutre la paix, c’est arrêter de s’auto-évaluer en permanence. C’est accepter de vivre, de s’enthousiasmer et de se réjouir de la vie.

Cessez d’obéir

Obéir est la voie de la facilité pour l’auteur. « Nous n’avons plus peur de nous tromper. En suivant la consigne à la lettre, nous sommes sûrs de bien faire », analyse Fabrice Midal. On se livre alors à un acte de servitude : on obéit parfois en soufflant, mais on le fait quand même. Et s’il nous arrive un jour de déroger à une règle, on culpabilisera tellement que ce sera presque visible sur notre visage. « Nous avons envie de dire non, mais quelque chose nous retient. Une éducation, un formatage, poursuit le philosophe. Nous confondons éducation et formatage : même un stage de trampoline pour enfant de 4 ans se transforme en apprentissage de techniques et évaluation de compétences. Peu importe l’épanouissement de l’individu ». Au contraire, le philosophe nous conseille d’oublier parfois toutes les règles qui nous entourent. « Découvrez d’autres forces, d’autres atouts, recommande-t-il. Le candidat à un entretien d’embauche qui s’en tient à ce qu’il a prévu de dire sera déstabilisé quand on lui posera une question à laquelle il ne s’attend pas. Au lieu de faire preuve de la présence d’esprit nécessaire, il sera coincé dans ce qu’il a appris ».

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