Ambitieuse, hyperactive, brillante…Vous souffrez peut-être du syndrome de la fée clochette

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Brillantes, séductrices, un brin caractérielles et parfois manipulatrices, certaines femmes cultivent l’art de faire du mal aux autres…et de se faire du mal à elles aussi. Sylvie Tenenbaum en rencontre souvent dans son cabinet de psychothérapie. Des hyperactives qui cherchent à tout contrôler et tout réussir. Ce syndrome a un nom : la fée clochette. Mais comment les reconnaître ?

Elle nous a impressionné, fait rêver, mais aussi agacé durant notre plus tendre enfance. Et pourtant celle qui nous a permis de nous envoler vers le pays imaginaire aux côtés de Peter Pan (Walt Disney), semble aussi s’immiscer dans notre vie d’adulte. La fée clochette, ce petit être à la fois charmant et narcissique, a aujourd’hui pris l’allure d’une belle femme, sûre d’elle et intelligente. Elle croque la vie à pleines dents, mais surtout, elle croque tous ceux qui l’entourent, « jusqu’à se faire du mal à elle-même », décrit Sylvie Tenenbaum, psychanalyste, au sein de son livre Le syndrome de la fée clochette, Ces femmes qui font du mal et se font mal (éd. du Moment). Des tyrans sur talons aiguilles, peut-on penser. Mais comment les repérer de loin ? Et comment savoir si nous sommes une fée clochette ? On vous éclaire sur le syndrome.

Une femme qui frôle la perfection à première vue

Aux yeux de tous, elle est belle, ambitieuse, brillante et tout lui réussit. Sa vie professionnelle, ses conquêtes, sa vie sociale, la fée clochette semble avoir le contrôle absolu. Son atout ? La séduction. Elle est une ensorceleuse qui use de ses charmes pour mener son monde à la baguette. Mais sa magie est vite rattrapée par la réalité. « C’est une carapace émotionnelle énorme qu’elle a sans le savoir, précise Sylvie Tenenbaum. Elle ignore qu’elle est en souffrance, jusqu’au jour où tout s’effondre ».

Une femme qui attire les hommes…avant de les faire fuir

A ses pieds, tous les hommes succombent. Malheureusement pour elle, aucun ne reste très longtemps. Aucun n’est assez bien, et n’est à la hauteur. Et si la fée clochette aime dominer son partenaire, elle méprise tout autant les hommes soumis. Et les hommes gentils dans tout ça ? Ils la font fuir ! Cette femme qui ressemble à l’idéale, a, en fait, une peur bleue de l’engagement. Perdre le contrôle et être dépendant de l’autre n’est pas une option pour la fée clochette. Elle passe de relations en relations et vit même plusieurs histoires à la fois. « De nombreuses Clochettes méprisent les hommes, car bien souvent, elles ont souffert à cause de leur père pendant l’enfance », analyse la spécialiste.

Une femme en colère

Première ombre au tableau : une insatisfaction chronique qui l’a fait terriblement souffrir. Derrière son image de réussite, tant sur le plan professionnel que personnel, la fée clochette cache une profonde colère. Dévalorisation, abandon, ou parfois, maltraitance, la femme clochette a une revanche à prendre sur une enfance blessée. Qu’elle en soit consciente ou non, elle est en proie à un désir de vengeance. Et de peur de paraître faible aux yeux des autres, elle va préférer contrôler chaque émotion. Cela va créer des névroses dans ses relations, mais aussi avec elle-même. En amour, il s’agit d’enchaîner les succès, telles des collectionneuses de conquêtes. Un moyen pour les Clochettes de gagner en reconnaissance et de se sentir digne d’être aimées. Alors qu’elles ne savent pas aimer.

Une femme qui a besoin d’être adulée

« On connaît tous des femmes qui sont atteintes du syndrome de la fée clochette. Elles sont belles, ont une vie sociale et professionnelle riche. Elles sont très entourées et ont plein d’amants, admet Sylvie Tenenbaum. Elles mènent une vie qu’on envie tous. Et pourtant, elles passent à côté de leur vie affective sans s’en rendre compte ». Selon la psychanalyste, les fées clochettes ont constamment besoin d’être adulées et mise sur un piédestal. Elles deviennent rarement mères, car trop égocentriques.

Comment guérir du syndrome de la fée clochette ?

« Grâce à une thérapie, confirme Sylvie Tenenbaum. Le plus difficile est de faire admettre à une clochette qui elle est vraiment ». Il est pourtant essentiel de remonter à la source de la frustration pour la réconcilier avec l’enfant qu’elle était. Une fois que ce travail est fait, la clochette va laisser jaillir ses émotions et devenir une femme bien dans sa peau. « Une clochette guérie voudra vivre une vie affective normale », ajoute la psy. Une renaissance nécessaire pour elle, mais aussi pour ceux qui croisent sa route.

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Le syndrome de la fée clochette, Ces femmes qui font du mal et se font mal, Sylvie Tenenbaum, (éd. du Moment)